Test PCR or not air

   

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31 mai 2021 : Une rupture et une pandémie plus tard, après 15 mois remplis de toutes sortes d’émotions au Pérou, je rentre en France. Au risque de passer pour un irresponsable aux yeux de beaucoup de Liméniens dans cette période ou il faut faire attention à nous et aux autres, je viens de passer six semaines en Amazonie Péruvienne, entre auberges remplis de réfugiés covid et bateau de chargement.

Je ne sais plus très bien à quelle vague du COVID nous en sommes à ce moment-là, peut-être bien la troisième. Au Pérou les restrictions sont encore foison. Les masques, le couvre-feu nocturne, les écoles fermées etc…Dans l’aéroport porter le masque ne suffit pas. Il faut lui ajouter une visière. Et pour décoller, c’est un test PCR négatif qui est demandé par les destinations. Pour la France il doit être daté de 72h avant…l’atterrissage. Logique. Le problème c’est que cette logique je la comprends seulement aux porte de l’embarquement….Où on me dit gentiment que, mon test positif étant trop vieux de 12h, je ne monterai pas dans cette avion. Où on me le répète méchamment quand je leur demande de me laisser passer en rigolant. Moi c’est la date décollage que j’avais pris en compte. Naïf errant.

Je sors d’une nuit blanche et émouvante, je me retrouve refoulé d’un retour en France après 15 mois de pandémie vécus à un océan de ma famille, je m’écroule…Là, devant l’aéroport, sur mes sacs. J’aurais pu y passer la journée. Mais nous sommes au Pérou. Une personne seule devant un aéroport attise convoitises. Un homme approche donc pour me demander ce qui ne va pas. Ni une ni deux, il me propose un faux test PCR certifié par un vrai labo complice pour 400 soles. C’est cher. Ca fait genre 100 euros. Mais c’est moins cher que mon billet de retour non remboursable. Je ne suis pas les recommandations locales et monte dans la voiture de cet inconnu. Il m’emmène dans un bureau vers l’aéroport. Bureau sans doute loué par le labo en question pour ce genre de manigance. La promesse est tenue. J’ai mon faux test en moins d’une heure. Je repasse par le check in de Air Ibéria, à la limite du timing pour embarquer. Comme un bon jour de guigne, je subis cette fois une fouille approfondi de mon sac contenant de la poudre de San Pedro. Ca passe. Au check in c’est sur le mec qui m’avait refoulé que je retombe…Il me fait les gros yeux. Je lui souris. Il ne peut rien faire. Le test est valable et certifié. Je rentre chez-moi.

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