🗿 Las Aldas : Voyage au cƓur d’une civilisation oubliĂ©e

   

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En sĂ©jour Ă  La Gramita, j’ai dĂ©couvert les ruines de Las Aldas que tu peux Ă©crire aussi Las Haldas en 2025, soit 70 ans aprĂšs l’archĂ©ologue suisse FrĂ©dĂ©ric Engel qui, soyons fair play, fĂ»t donc le premier. En sĂ©jour dans le village de pĂȘcheur de La Gramita, je m’y suis intĂ©ressĂ© de plus prĂšs lorsqu’une pĂ©ruvienne voyageant en van et passionnĂ©e par l’histoire prĂ©-hispanique, m’a dĂ©crit ces ruines comme les plus Ă©nigmatiques qu’elle ait visitĂ©es au PĂ©rou. SituĂ©es Ă  environ 20 km au sud de la vallĂ©e de Casma, dans la rĂ©gion d’Ancash, et Ă  proximitĂ© immĂ©diate de la caleta de pĂȘcheurs La Gramita, ces ruines sont comme un tĂ©moignage, partiel mais fascinant, des premiĂšres civilisations maritimes andines. Perdues entre le dĂ©sert cĂŽtier et l’ocĂ©an Pacifique, elles se dressent comme un mystĂšre millĂ©naire face Ă  la mer/

Las Aldas aurait Ă©tĂ© occupĂ© principalement au 2Ăšme millĂ©naire av. J.-C, mais on y aurait trouvĂ© des traces datent de 3000 ans avant J. -C.. Des traces de quoi ? On sait pas .

Et comme ces ruines tĂ©moignent d’une sociĂ©tĂ© complexe et organisĂ©e dont j’ai voulu ĂȘtre Ă  la hauteur, pour une fois, j’ai organisĂ© mon article en paragraphe en ajoutant mĂȘme des petits symboles histoire que ça fasse vraiment blog de voyage quoi. Bien que non complexe, mon article sera donc au moins organisĂ©. Parce qu’ici tout ce qu’on veut c’est la gloire et la monĂ©tisation.

Mango Capac qui monte sur le chemin des ruines


đŸ§© Un site hors norme

Ce qui rend Las Aldas particuliùrement unique, c’est son emplacement improbable :
pas de riviĂšre, pas de puit, pas de sol cultivable Ă  moins de 20km
Mais quoi alors ? un tĂȘte Ă  tĂȘte entre dĂ©sert montagneux et ocĂ©an,  un dĂ©cor magnifique.

Le site couvre environ 40 hectares, et se distingue par son architecture monumentale :

  • une immense structure centrale en forme de U (370 m de long)
  • une grande place ovale enfoncĂ©e
  • environ 18 monticules secondaires, chacun avec sa propre petite place, parfois circulaire : alors moi honnĂȘtement j’ai eu beaucoup de mal Ă  tout voir clairement mais j’ai mes sources (que j’aurais d’ailleurs pu citer). Cela semblerait tĂ©moigner d’une organisation sociale complexe bien avant l’écriture ou les mĂ©taux.

🐟 Une civilisation tournĂ©e vers la mer

Le peuple de Las Aldas vivait essentiellement de la pĂȘche (d’oĂč l’émoticon poisson Ă  cĂŽtĂ© du titre
A la base, j’avais mis un Ă©moticon vague, mais je le garde pour si un jour je parle de surf)
On est dans le dĂ©sert sans eau douce, donc pas d’agriculture ici, mais un systĂšme de troc avec les populations de l’intĂ©rieur, celles notamment de  la vallĂ©e de Casma. En Ă©change de poissons, mollusques, fruits de mer, ils recevaient du coton, des haricots, des tubercules, des piments, de la lĂșcuma etc


đŸș Ce que les fouilles ont rĂ©vĂ©lĂ©

Les archĂ©ologues ont mis au jour plusieurs objets remarquables, dont des hameçons en os et des filets trĂšs fins, attestant d’une pĂȘche sophistiquĂ©e, spĂ©cialisĂ©e notamment dans la capture du poisson osseux et du mollusque. Sur la grande place ovale enfoncĂ©e, on a trouvĂ© des traces de foyers et des artefacts rituels, ce qui suggĂšre que cet espace servait probablement Ă  des cĂ©rĂ©monies communautaires peut-ĂȘtre liĂ©es Ă  la mer. Les monticules secondaires semblent correspondre Ă  des habitats ou Ă  des zones d’activitĂ© spĂ©cifiques, marquant une organisation spatiale rigoureuse. Ces dĂ©couvertes confirment l’importance de Las Aldas comme un centre maritime complexe, au cƓur d’un rĂ©seau d’échanges avec les vallĂ©es intĂ©rieures.



🌅 Un lieu qui se mĂ©rite

Bon alors lĂ  l’émoticon, j’ai pas eu beaucoup d’inspi mais il est joli. Donc le lieu
il est situĂ© sur la Carretera Panamericana Norte au kilomĂštre 325. Puis au bout d’une route chaotique, tu trouveras le site, Ă  proximitĂ© de la caleta de pĂȘcheurs La Gramita. Tu peux donc prendre quelques nuit dans une cabane de l’hĂŽtel portant le nom de ruines et combiner ainsi dĂ©couverte archĂ©ologique, chill sur une plage remplie de charme et immersion dans la culture locale. Je parle de la Gramita et de l’hĂŽtel dans cet article.

Sur le site, tu croiseras peut-ĂȘtre personne et certainement pas de vendeur ambulant. MĂȘme une des 3 pancartes posĂ©es pour donner un semblant de circuit touristique a disparu. C’est triste mais l’état semble dĂ©laisser complĂštement l’endroit. Il est important de souligner que malgrĂ© sa richesse historique, le site est peu protĂ©gĂ© et menacĂ© par l’érosion naturelle, l’urbanisation, et l’absence de valorisation touristique contrĂŽlĂ©e. Cela donne une dimension urgente Ă  la visite, Ă  la dĂ©couverte et Ă  la sensibilisation.

Donc ne compte que sur toi et prévois ton eau et puis les autres trucs dont tu pourrais avoir besoin,.

Bon voyage et bonne visite

*sans citer les sources on peut citer les sources des sources qui sont bien sĂ»r les chercheurs qui sont venus Ă©tudier ces ruines :

  • FrĂ©dĂ©ric Engel en 1955, soit 70 ans avant moi
  • La PremiĂšre ExpĂ©dition Japonaise de l’UniversitĂ© de Tokyo en 1958.
  • Les travaux de la chercheuse pĂ©ruvienne Rosa Fung Pineda dans les annĂ©es 1960.
  • Les Ă©tudes des archĂ©ologues Shelia et Thomas Pozorski dans les annĂ©es 1980,

Photo volée sur wikipedia

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